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À l'initiative d'Équiterre et de la Fédération des coopératives du Nouveau Québec, du 1er au 28 février 2010, une ossature d'ours polaire de bronze, recouverte de glace et sculptée avec la collaboration de sculpteurs inuits, entreprendra une longue marche pour arriver aux Jeux Olympiques de Vancouver. Cette sculpture, créée dans le giron d'un projet artistique international, accomplira sa mission finale, lors de la fonte de la glace pour ne laisser qu'une ossature et rappeler à tous la fragilité de la vie sur Terre. Quelles puissantes images pour guider les jeunes dans une réflexion et une prise de conscience, afin de susciter leur volonté de changer le cours des choses en s'engageant personnellement et collectivement dans la lutte aux changements climatiques! |
Au cours des prochains mois, deux événements internationaux majeurs feront l'objet d'une attention médiatique sans précédent :
Ce sont là de belles occasions d'informer, de sensibiliser et de mobiliser la jeunesse et la population canadienne par rapport à l'urgence d'agir contre les changements climatiques et leurs effets négatifs sur la biodiversité et les populations du Nord.
À cette fin, le projet Ours polaires sur glaces éphémères propose aux élèves de l'avant-dernière année de l'élémentaire à la fin du secondaire, une démarche en trois temps :
La Fondation Monique-Fitz-Back pour l'éducation au développement durable, le mouvement des Établissements verts Brundtland (CSQ) et Ma rue verte s'associent à la démarche initiée par la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec et Équiterre en coordonnant le concours « Lettre à l'ours » qui permettra de stimuler l'engagement des jeunes et les incitera à agir contre les changements climatiques.
Du 1er décembre 2009 au 28 fèvrier 2010, les jeunes sont invités à témoigner, dans une lettre à l'ours, de leur compréhension des enjeux des changements climatiques et des solutions requises tant à leur l'échelle personnelle ou familiale qu'à celle de leur société toute entière. Ils seront aussi invités à y formuler leurs engagements personnels à réduire leur consommation d'énergies. Ces lettres et ces engagements personnels des jeunes seront déposées par eux sur le site Web du projet et transmises aux décideurs canadiens.
Règlements du concours
Sélections des œuvres
En plus des critères de correction s'appliquant habituellement à une production écrite en ce qui a trait à la qualité de la langue, soit la grammaire, l'orthographe d'usage, la conjugaison, les accords, la syntaxe et la ponctuation ainsi que l'organisation et la cohérence du texte, une attention particulière sera portée aux contenus suivants :
Le nombre de mots requis varie selon les niveaux :
Un jury fera le choix des gagnants du concours.
Les prix à gagner
Le jury décernera un prix pour chacun des deux grands gagnants. D'autres prix seront remis à 20 finalistes dont les noms seront tirés au hasard.
Aux deux grands gagnants
Un séjour de trois jours à Nunavuk.
Aux écoles des deux gagnants
La visite d'un des porte paroles du concours Ours polaires sur glaces éphémères : Jean Lemire, explorateur scientifique; David Suzuki, environnementaliste d'avant-garde; Geoff Greene, directeur exécutif, "Students on Ice"; David Reid, explorateur du Grand Nord.
Aux 10 finalistes dont les noms seront tirés au hasard
Des tuques et des foulards inuits seront offerts au hasard parmi les jeunes dont les lettres seront sélectionnées et transmises par leur enseignante ou enseignant.
Prix de participation
15 collections de pièces de monnaie canadienne pour les Jeux Olympiques de Vancouver 2010 seront tirées au hasard parmi les jeunes qui auront déposé leur lettre sur le site du Club de l'ours polaire.
Des sculptures dans la cour d'école
Pour accompagner la Marche de l'ours polaire du 1 au 28 février 2010, les jeunes sont invités à concevoir des sculptures d'ours sur neige ou sur glace dans la cour de leur école. À cette occasion, ils peuvent inviter la communauté et les médias à entendre leurs messages en regard de la survie de l'ours polaire et leur faire connaître les engagements qu'ils entendent prendre pour lutter contre les changements climatiques et prévenir la pollution. Suggestion : filmez vos actions, portez les sur youtube et n'oubliez pas de nous envoyer l'adresse hyperlien.
Le club de l'ours polaire
Les jeunes pourront adhérer au Club de l'ours polaire en déposant leurs lettres, des photos et des engagements sur le site web du CLUB. Le site donnera accès aux jeunes à des conférences, de l'animation, de l'information et des moyens concrets et personnels pour agir sur les changements climatiques. Sous l'égide d'Équiterre, le CLUB, sera le lieu d'une série d'événements et de rencontres liés à la thématique de l'ours et des changements climatiques qui s'étendront sur deux années suivant la marche des ours.
Dates importantes à retenir
Matériel disponible
Le matériel pour réaliser l'activité sera disponible sur le site du Club de l'ours. Il comprend :
Sommaire de l'activité
Après avoir pris connaissance de l'information relative à l'ours polaire, les jeunes discutent de l'impact des changements climatiques sur la survie de l'animal emblème du Nord ainsi que sur le mode de vie des populations inuites et des habitants de la planète en général. Ils écrivent ensuite leur lettre à l'ours en lui faisant part de leurs craintes, leurs espoirs ainsi que des engagements qu'ils entendent prendre pour lutter contre les changements climatiques.
Matériel
Déroulement
Mise en situation et perceptions initiales
Observation de la réalité
Analyse de la réalité
Transformation de la réalité
Sommaire de l'activité
Après avoir pris connaissance de l'information relative à l'ours polaire, à la vie au Nunavik et aux changements climatiques, les jeunes discutent de l'impact de ces changements sur la survie de l'animal emblème du Nord ainsi que sur le mode de vie des populations inuites et des habitants de la planète en général. Ils identifient les actions pouvant être réalisées à leur échelle et à celle de leur famille pour réduire les gaz à effet de serre (GES). Ils formulent des recommandations à adresser aux gouvernements réunis lors de la Conférence de Copenhague ou ailleurs sur les changements climatiques. Ils écrivent ensuite leur lettre à l'ours en lui faisant part de leurs craintes, de leurs espoirs ainsi que des engagements qu'ils entendent prendre personnellement pour lutter contre les changements climatiques.
Matériel
Note : Le personnel de l'éducation particulièrement intéressé pourra visionner une entrevue avec Sheila Watt-Cloutier, chef inuit-activiste et candidate au prix Nobel de la paix pour 2007
Climate Change and Human Rights: inuit Perspectives (disponible en anglais seulement)
Déroulement
Mise en situation et perceptions initiales
Observation de la réalité
Analyse de la réalité
Transformation de la réalité
Depuis des siècles, l'ours polaire (Ursus maritimus) est le maître incontesté de l'Arctique. Bien des récits inuits racontent le combat héroïque du chasseur face à sa proie, un mastodonte muni de griffes affilées comme des couteaux, pouvant mesurer plus de 3 mètres et peser entre 500 et 1 000 kilos. Parfaitement adapté à la vie terrestre comme à la nage, l'ours polaire est un chasseur expérimenté. Son territoire de chasse est la banquise. Son odorat, bien plus fin que celui du chien, l'aide à trouver ses proies. Il peut flairer un animal à des kilomètres de distance, et même repérer des phoques, son mets préféré, cachés sous la glace. Sa fourrure blanche lui sert de camouflage tout en le protégeant de l'eau. Sa peau noire lui permet de conserver la chaleur. L'épaisse couverture de graisse sous sa peau lui permet d'affronter des froids intenses et de passer des mois à jeuner.
La femelle, environ deux fois plus petite que le mâle, met bas tous les trois ans. Hivernant dans sa tanière, elle met au monde un ou trois petits qu'elle nourrit de son riche lait maternel pendant plus de deux années. Les petits ne sortiront de leur tanière qu'à l'âge de trois ou quatre mois. Leur mère leur apprendra alors tout ce qu'un ours polaire doit connaître pour survivre : chasser, trouver une tanière, protéger son territoire. À l'âge de trois ans, les petits quitteront définitivement leur mère pour une vie solitaire qui durera entre 25 et 30 ans. Tout au long de leur vie, ils parcourront un immense territoire, cherchant à se nourrir au gré de l'avancée et du retrait des glaces.
Pendant longtemps, les ours polaires ont été chassés, soit par les Inuits qui en ont fait un mets traditionnel de choix, soit par les chasseurs de trophée, heureux d'avoir vaincu un animal parmi les plus forts et les plus dangereux sur terre. Mais la chasse n'est pas la principale menace auxquels ils sont confrontés. Depuis une cinquantaine d'années, ils sont surtout victimes de la pollution. Les cheminées des usines situées plus au Sud crachent des nuages de polluants qui sont transportés par le vent jusqu'au Nord. Ces polluants se retrouvent sur les sols et dans la mer qu'ils contaminent. Ils sont consommés par des petits organismes marins qui en accumulent une bonne part dans leur corps. Les poissons les mangent à leur tour. Les phoques, grands consommateurs de poissons, bioaccumulent encore plus de toxines. Au bout de cette chaîne alimentaire, l'ours polaire récolte l'ensemble des contaminants contenus dans les phoques dont ils se régalent. Affaiblis, plusieurs meurent de maladies.
Aujourd'hui, on évalue la population d'ours polaire à près de 25 000 individus répartis tout au tour du pôle Nord. Près du 2/3 d'entre eux vivent dans l'Arctique canadien alors que le reste de la population se retrouve en Alaska (États-Unis), au Groenland (Danemark), en Norvège et en Russie. En 1973, ces pays ont signé à Oslo l'Accord ours blancs (polaires) sur la conservation des ours blancs (polaires) qui vise à protéger cet emblème du Nord. Cet accord avait été rendu nécessaire en raison des dangers que représentaient pour l'ours polaire l'envahissement de leur habitat par les humains, la chasse illégale et les contaminants contenus dans leurs proies.
Aujourd'hui, une toute nouvelle menace, plus importante encore que tout ce qu'ils ont connu, fait craindre leur disparition: les changements climatiques. Les énergies fossiles (le gaz, le pétrole, le mazout) que l'on brûle pour faire rouler nos véhicules, chauffer nos maisons ou faire tourner les usines qui produisent ce que nous consommons, génèrent des gaz à effet de serre qui s'échappent dans l'atmosphère. Le climat se réchauffe. L'augmentation de la température de l'air et des océans est telle que les glaces des pôles où vit l'ours polaire fondent de plus en plus.
La disparition progressive de la banquise, l'habitat naturel de l'ours polaire, menace à moyen et long terme la survie de l'espèce. Depuis 50 ans, la température moyenne en hiver dans l'Arctique canadien a augmenté de 3 à 4 degrés Celsius. L'eau de la mer s'est aussi réchauffée. Aujourd'hui, la banquise fond plus tôt au printemps et se forme plus tard à l'automne. Cela laisse donc moins de temps à l'ours polaire pour se nourrir. Il perd alors du poids, donc de l'énergie, et une partie de la graisse qui le protège du froid. Cela le rend plus vulnérable. En automne, il doit nager de plus en plus loin pour quitter les terres et rejoindre la banquise, ce qui lui demande plus d'énergie. Malheureusement, plusieurs s'épuisent et se noient. On estime aujourd'hui que le poids des ours polaires de la baie d'Hudson, l'un des territoires nordiques les plus touchés, est en moyenne entre 15 % et 20 % inférieur à ce qu'il était il y a 20 ans.
L'avenir de l'ours polaire est incertain. Si rien n'est fait pour atténuer les effets des changements climatiques et si les prédictions concernant la fonte de la banquise se révèlent précises, la survie de l'espèce est sans aucun doute menacée. Il en est de même du mode de vie des Inuits qui habitent la région. À terme, les changements climatiques risquent de tous nous affecter. Ce que nous ferons pour réduire la production de gaz à effet de serre et contrer la pollution peut faire la différence entre la survie et la disparition de l'ours polaire et il en va même de notre avenir à tous.
L'Arctique est l'océan le plus touché par la fonte de la calotte glaciaire due au réchauffement climatique. Or, « sans glace, il n'y a pas de nourriture pour les ours ». Ce constat d'un chasseur inuit traduit bien l'impact des changements climatiques sur presque tous les aspects de la vie au Nunavik. Le Nunavik, qui signifie en inuktitut « l'endroit où nous vivons », se trouve dans la région arctique du Québec. Déjà, les activités de chasse et de pêche sont compromises par la fonte de la banquise et les changements observés dans la migration des troupeaux de caribous. Cela entraîne des changements radicaux des modes de vie traditionnels et des habitudes alimentaires des Inuits qui dépendent de plus en plus de la nourriture importée du Sud. Le dégel du pergélisol fragilise à son tour les habitations et rend très difficiles les déplacements. Tous ces changements risquent de se traduire par plus de problèmes sociaux et de santé.
Changements climatiques et sol
Au Nunavik, le sol ne dégèle jamais en profondeur. On parle alors de pergélisol. Avec le réchauffement climatique, la glace qu'il contient fond et l'eau se met à ruisseler, créant des cavités souterraines qui, à la longue, s'écroulent, rendant le sol très instable. Cela fait craindre pour la stabilité des maisons, des routes et de l'ensemble des infrastructures. Déjà, dans les Territoires du Nord-Ouest, la fonte a accéléré l'érosion de la presqu'île sur laquelle est construit le village de Tuktoyaktuk, menaçant de le faire disparaître. Elle rend partout les déplacements et la chasse beaucoup plus difficiles, diminuant ainsi la part locale de l'alimentation des Inuits. La fonte du pergélisol risque aussi de remettre en circulation dans l'environnement des contaminants qui menacent la santé des écosystèmes, de l'ours polaire et des Inuits, comme le mercure, et de libérer dans l'atmosphère le carbone et le méthane emprisonnés depuis des siècles, une nouvelle menace aux changements climatiques.
Changements climatiques et pollution de l'air
On pourrait croire que le Nunavik est l'une des régions les moins touchées par la pollution atmosphérique. Pourtant, les Inuits en sont victimes. Des produits chimiques industriels nommés polluants organiques persistants (POP) sont transportés par le vent depuis les centres industriels du Sud avant de se déposer dans l'eau ou sur la végétation en quantités suffisantes pour être nocives. On les dit persistants, car ils se dégradent très peu, sont toxiques à très faible dose et ont la capacité de s'accumuler dans la chaîne alimentaire (bioaccumulation). Ils se concentrent dans la chair des poissons et des mammifères terrestres ou marins comme l'ours polaire, la baleine et le phoque, qui constituent la nourriture traditionnelle des populations inuites. Les POP, qui ont des effets potentiellement cancérigènes et peuvent perturber les systèmes nerveux, immunitaire, reproductif et endocrinien, sortent des mêmes cheminées d'usine que celles qui sont à l'origine des changements climatiques.
Changements climatiques, eau et alimentation
Les vastes étendues d'eau douce du Nunavik ne sont pas à l'abri de la contamination causée par les polluants atmosphériques provenant du Sud, par la pollution locale ou par les migrations d'oiseaux ou de mammifères. Les Inuits peuvent être vulnérables aux risques associés aux maladies transmises par l'eau, notamment les gastroentérites. Les changements environnementaux ont eu pour effet de réduire considérablement la quantité de nourriture issue de la chasse et de la pêche. En 2004, une enquête a démontré qu'un inuit sur quatre avait manqué de nourriture dans le mois précédant l'enquête. Aujourd'hui, la plupart des aliments consommés viennent du Sud, dont environ la moitié de la viande. Les familles, souvent nombreuses, doivent consacrer près de 40% de leur budget à la nourriture. Le panier d'épicerie coûte facilement une fois et demie à deux fois plus cher qu'au Sud, même si le revenu moyen des familles est bien inférieur à celui des Québécois du Sud.
Relever le défi des changements climatiques
Toutes les régions du monde sont affectées à divers degrés par les changements climatiques. Ce qui menace la survie de l'ours polaire et le mode de vie des Inuits du Nunavik risque tôt de tous nous affecter. Si le Québec dispose de moyens financiers et techniques pour s'y adapter, il en est autrement pour les communautés nordiques et les populations des pays en développement. Parce qu'ils sont touchés plus rapidement par les changements climatiques, les Inuits sont en mesure de fournir des observations plus qu'utiles aux scientifiques qui étudient l'évolution du climat. Par leurs efforts, tant individuels que communautaires, ils sont les véritables pionniers de la lutte et de l'adaptation aux changements climatiques. Plus que jamais, ils méritent d'être appuyés pleinement dans leurs efforts. Les solutions qu'ils trouveront ne pèseront cependant pas lourd si les pays du monde, surtout les plus riches, ne changent pas leurs modes de vie.
Avons-nous déréglé le climat?
Toutes les observations récentes et les modèles de prévision du climat le confirment : le réchauffement planétaire est réel. Les dix années les plus chaudes depuis 1850, début de la révolution industrielle, ont toutes été enregistrées depuis 1997. Il existe des preuves concluantes de l'impact du changement climatique, notamment la hausse de la température moyenne de la Terre d'environ 0,74 °C au cours du siècle dernier. Plus l'atmosphère est stimulée par les rejets de gaz à effet de serre (GES) issus de notre consommation de carburants fossiles et de notre mauvaise gestion des terres, plus elle ci s'excite. Il en résulte des variations climatiques qui affectent déjà l'ensemble de la planète et qui auront des répercussions importantes. Si les tendances actuelles persistent, les températures augmenteront probablement de 2 à 4,5 °C d'ici à 2100, exposant les êtres vivants, comme l'ours polaire, et les êtres humains au plus grand défi de leur histoire.
La faute à l'effet de serre?
On ne peut pas comprendre le phénomène des changements climatiques sans le relier à celui de l'effet de serre. L'effet de serre permet à la surface terrestre d'absorber une partie du rayonnement solaire. Les GES présents dans l'atmosphère (gaz carbonique, méthane, etc.) empêchent une partie de ces rayons d'être réfléchis vers l'espace. Il y a donc absorption d'énergie et augmentation de la chaleur. La plupart de ces gaz sont présents à l'état naturel, ce qui a permis la vie sur Terre. La température moyenne sur Terre est de 15°C. Sans l'effet de serre naturel, elle serait de -18°C. Depuis 1850, les concentrations de GES augmentent constamment. Au banc des accusés : l'utilisation massive par les humains de combustibles fossiles pour nos besoins industriels, résidentiels et de transport, mais aussi la déforestation, les pratiques agricoles, l'élevage et la consommation effrénée de biens et de services. Nous produisons plus de GES que ce que la planète est en mesure d'absorber. Aujourd'hui, les pays du Nord consomment plus de 80 % des ressources énergétiques terrestres alors que les changements climatiques touchent l'ensemble des habitants de la planète. Les régions du monde qui risquent le plus d'être affectées sont les régions arctiques et les pays en développement. Or, ces régions ne disposent pas des moyens financiers et techniques pour s'adapter à cette nouvelle réalité.
Quelles sont les conséquences des changements climatiques?
Les changements climatiques ont déjà des impacts majeurs sur l'équilibre fragile de la Terre. On assiste à la fonte des calottes glacières, des glaciers et du pergélisol, ce qui met en péril l'écosystème nordique, le territoire de l'ours polaire et des communautés inuites qui y vivent. On observe la modification des précipitations et des courants des océans, ainsi que la hausse de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur, des tempêtes, des inondations et des sécheresses dans certaines régions. Les changements climatiques affectent les ressources naturelles, le cycle de l'eau et la santé des écosystèmes d'où les populations tirent leur subsistance. Dans les zones les plus affectées, principalement dans les pays en développement, ces événements climatiques obligent les populations à quitter leurs terres pour chercher ailleurs de quoi vivre. Elles s'établissent alors dans des lieux souvent fragiles où, s'ajoutant aux populations existantes, elles exercent des pressions supplémentaires sur les ressources naturelles, ce qui dégrade davantage l'environnement. Finalement, ces réfugiés climatiques sont condamnés à un nouvel exil. Les changements climatiques accentuent les inégalités à l'échelle globale en portant atteinte au droit de tous de vivre dignement, en santé, dans un environnement sain.
Saurons-nous agir?
L'espèce humaine est la seule capable de saisir les mécanismes, les causes et les conséquences appréhendées des changements climatiques. Elle dispose déjà d'une gamme de moyens afin de réduire de façon radicale les émissions de GES. Ces mesures, peu onéreuses en regard des sommes investies dans la production économique mondiale, permettraient d'améliorer la sécurité énergétique et de diminuer l'impact de la pollution atmosphérique. Il s'agit de technologies (énergies vertes, captation et stockage du carbone), de mesures de gestion (modification des pratiques agricoles et forestières, transport, urbanisme), d'outils politiques (réglementations, fiscalité) et de changements de comportements (choix de consommation). Ces mesures doivent être mises en place rapidement.
Les gouvernements ont-ils la volonté politique de mettre en place des économies plus vertes? Saurons-nous individuellement remettre en question notre façon de vivre et d'habiter la Terre? Notre avenir à tous dépend des réponses que nous saurons donner à ces questions. Les conclusions et engagements pris par les différents pays lors de la Conférence de Copenhague de décembre 2009 seront déterminants. Malheureusement pour notre planète et pour nous, la volonté d'agir de nos dirigeants semble pour l'instant beaucoup moins forte que ne l'exige la situation actuelle.