Miggel H., 11e année, Falher
Sur une éminence d'une contrée, je contemple la périphérie verdoyante de la clairière, des opaques futaies. Je contemple les torrents, les ruisseaux, les vallons. Les bêtes qui ponctuent et vivifient cette peinture avec leur allégresse et leur dignité grondante et paisible. Elles se côtoient, égayent cette mosaïque. Alors que tantôt elles paîtraient les herbes, elles gorgent les berges de rivières pour s'y abreuver. L'une allaite sa progéniture vorace malgré sa petitesse et l'autre épie une proie. De l'éminence, je contemple cette peinture fugace et ondoyante avec sérénité jusqu'à ce que la précarité aborde les berges. De grands et colossaux ours se confrontaient avec frénésie et vigueur devant une femelle effarouchée. En les contemplant, déconcerté par la soudaineté d'une telle escarmouche, je perçus ce qui attisait ma curiosité. Ces bêtes étaient telles des hommes, des hommes dont l'orgueil est irascible et celle d'une nation qui sème la guerre pour atterrer les rivalités prospères. Et puis je perçus une meute de loups non loin de l'émoi qui perturbait la quiétude. Une meute, une collectivité, qui avait son alpha, son gouvernement, son dictateur. Je contemplais désormais une société à l'instar de celle de l'homme et non cette peinture harmonieuse et limpide qui avait tant resplendi. Mon regard bifurqua et je vis une bête céder la carcasse jonchant sur l'herbe moirée à une autre, chétive et émaciée. De l'empathie ou de l'altruisme, je ne sus dire. Cette bête personnifiait un homme et cela m'était ébahissant et je fus subitement pris de vertiges. Avait–elle du scrupule, une moralité? Alors qu'est–ce qui ferait de nous les êtres suprêmes? Nous commettons l'homicide, nous primons sur autrui en les amoindrissant, nous sommes des êtres belliqueux et barbares, nous dépérissons l'environnement, nous sommes xénophobes et sexistes. Nous sommes sans vergogne. C'est cette moralité, cet intellect qui rend notre société parfois si répugnante, odieuse et indue. L'homme a enfanté cette société en voulant opiniâtrement se dépareiller des bêtes et ceci a engendré la spéciation de l'homme.
Nos gouvernements, nos religions, nos dictatures, notre capitalisme briment, parfois, nos libertés, notre équité, notre égalité, et notre individualité. Des notions que l'homme a enfantées avec sa conception de société. Les Européens colonialistes impudents et eurocentriques ont contraint les Premières nations à devenir Européens. Ils les ont condamnés au mimétisme de leur société et cela via les pensionnats et en gorgeant leurs terres de leur sang fier. Ces nations, qui vivaient en harmonie et qui n'étaient pas envenimées par le dessein de domination, de despotisme, d'impérialisme qui dictent toujours notre société, ont flanché. Notre florissante intelligence nous a rendus égoïstes et cupides. Hitler, Staline sont tous deux des hommes d'une grande intelligence. Le communisme et le darwinisme, n'est–ce pas le régime des bêtes? Nous l'avons intellectualisé et il a déplorablement failli. Charles Darwin a initié la notion de « sélection naturelle » où une mutation d'un individu d'une espèce particulière lui confère des « avantages sélectifs » et qu'ainsi il pourrait valoir sur les individus non mutés. Donc l'intelligence de l'homme est–elle un « avantage sélectif » alors que celle–ci a engendré Hiroshima, l'Holocauste, les attentats du 11 septembre, l'apartheid et la dépravation de l'environnement?
Dans notre société, où l'opulence vous accorde tous les droits et où l'indigence vous voue à l'ignorance, c'est à nous de s'insurger. Nous ne devons pas capituler devant ces dictatures, ces juntes militaires, ces religions discourtoises. En instance de mondialisation, qui engendre la balkanisation des gens, que nous devons être altruistes envers tous. Nous devons nous dévêtir de notre individualisme, notre désinvolture. Certes, les droits des hommes brimés au Tibet ne se répercutent pas ici au Canada où mes droits sont inscrits dans une Constitution. Le génocide au Rwanda n'a eu aucune incidence sur la vie des Canadiens ainsi que l'infériorité de la femme en Afghanistan. Nous jouissons de tant d'équité, d'égalité, d'autodétermination, de libertés que c'est outrant de constater notre indifférence à l'égard de ceux qui en sont dépouillés. Les enfants contraints à l'esclavagisme pour les multinationales ubiquistes. Les « enfants soldats » abattus. Les hommes et femmes incarcérés pour dissidence au gouvernement tel qu'avec les Talibans là où la liberté d'expression est répréhensible. Les millions de gens qui vivent dans des bidonvilles et qui sont dépourvus d'eau potable et saine. Et l'hygiène, n'est–ce pas également un droit? Des victuailles? Et nous nous proclamons telle une espèce supérieure lorsque près de la moitié de la population mondiale vit avec moins de 2 $US par jour, lorsque 1,2 milliard de personnes vivent dans une pauvreté inconcevable, lorsque, tous les jours, 50 000 personnes meurent de causes reliées à la pauvreté, toutes les trois secondes, un enfant meurt de causes liées à cette pauvreté, lorsque 800 000 millions d'hommes, de femmes et d'enfants se couchent dans une faim insatiable et lorsque 880 millions de personnes n'ont pas accès aux soins de santé élémentaires. Ces gens sont dans l'indigence et cela n'incombe pas aux pays occidentaux et à ses résidents matérialistes. Nous pouvons octroyer des sommes quoique modiques pour nous qui pourront procurer de l'eau, des victuailles, des vêtements, des fournitures scolaires, des médicaments pour les hommes et femmes nus. Nous pouvons octroyer ces sommes pour qu'ils disposent de médecins, d'enseignants. Des organismes tels qu'Amnistie Internationale se vouent aux droits de l'homme. Elle pourra éduquer les gens sur la contraception et ainsi empêcher la prolifération du sida. Nous pouvons boycotter les transnationales qui stimulent les pays irrévérencieux envers les résidents ce qui les incitera peut–être à considérer ceux–ci pour leur prospérité. Nous pouvons manifester pour attiser la collectivité et l'ONU qui peut imposer des sanctions économiques. Nous pouvons adhérer à l'humanitarisme. Nous pouvons préserver l'environnement et ainsi épargner les pays hôtes des grandes multinationales qui empoisonnent leurs environnements, leurs nappes phréatiques. Celles qui adhèrent au déboisement systématique et qui se croient dans la pénombre. Nous pouvons abolir cette indolence, cet égoïsme qui nous caractérise tous. L'ère du nationalisme est révoquée, aujourd'hui, c'est l'internationalisme.
Qui je suis pour négliger les méprisés? Qui êtes–vous pour jouir de vos droits sans considération pour ceux qui en sont dépourvus? Qui sommes–nous? Les gens sont omis par la société. Ils sont accablés par les guerres de domination, de suprématie. Assaillis par les austérités d'un environnement débraillé, par l'indigence accablante, les iniquités vexantes. Tout ceci dans une société, c'est inéluctablement les insurrections, les génocides, un calvaire sans issue si ce n'est que de nous. Nous déboursons pour des idioties alors que nous pourrions débourser pour une, deux, trois vies humaines. Je contemple ces bêtes, toujours perché sur l'éminence, je perçois la civilisation au loin. À l'instar du Règne animal, c'est le frêle qui vit dans la pénombre. Mais la spéciation de l'homme en cette bête lucide et intelligente ne devrait–elle pas concevoir un Règne sociétal digne de celle–ci?
Références pour les statistiques (version PDF)
Daniel J., 8e année, Ridgeway
La Terre. Notre chez-nous. Une oasis étinelante formée d'eau, de terre et de nuages, qui regorge de ressources naturelles et de vie, une merveille de la nature. Un joyau de l'univers qui n'a pas son pareil – à notre connaissance. Le berceau de toute forme de vie, y compris nous‑mêmes. Nous ne pouvons pas vivre sans elle et sommes donc prêts à faire n'importe quoi pour accéder à ces richesses. N'importe quoi.
Depuis le début des temps, l'homme se bat pour obtenir pouvoir et contrôle. Et il exerce ce contrôle sur la Terre, ses ressources et ses territoires. Anciennement, la survie était en soi un combat, et donc les peuples se disputaient le contrôle des ressources comme la nourriture, l'eau, les outils, les armes, les matières premières, tout ce qui pouvait servir à assurer la survie. Il semble donc que l'humanité entière devait se battre pour survivre. Évidemment, cette guerre perpétuelle au sujet des nécessités de la vie voulait dire que tout le monde n'avait pas ce dont il avait besoin, car quelqu'un s'appropriait le bien d'autrui pour assurer sa propre survie. Cela était la cause profonde des conflits. Et beaucoup de gens l'oublient. Les conflits ne naissent pas des différences politiques, religieuses ou culturelles. Les groupes politiques, religieux et culturels sont apparus à cause du besoin d'exercer un contrôle sur les autres. Plus un groupe parvient à contrôler un grand nombre de personnes, plus ce groupe possède de « choses ». Il peut s'agir de produits de première nécessité comme de la nourriture, ou encore de marchandises ou de produits finis comme des outils, des armes, des meubles, etc. Nous sommes tous en quête de pouvoir. Il s'agit d'un très vieil instinct auquel nous obéissions à l'origine pour pouvoir nous procurer les biens de première nécessité et les objets personnels qui assuraient notre survie. Lorsque certaines personnes ont commencé à amasser plus de choses que les autres, ces autres personnes leur ont demandé de les diriger, dans l'espoir que la plus puissante d'entre elles partagerait ses secrets et les mènerait vers de grandes choses. C'est ainsi que la notion de gouvernement a pris naissance. On peut dire la même chose de la religion. Les êtres humains sont naturellement curieux, mais ils n'ont que très récemment trouvé les moyens de résoudre certains des plus grands mystères, comme ce qui se trouve au-delà de la Terre, la création de l'univers et le coucher du soleil. Au début des temps, de grands théoriciens réfléchissaient à ces questions et communiquaient à la population ce qu'ils considéraient comme les meilleures réponses possibles. S'il jugeait l'idée suffisamment censée, le grand public l'acceptait et fondait ses croyances sur elle. Les théoriciens en question étaient mis en position de pouvoir et devaient répondre à d'autres questions. Les réponses étaient rassemblées dans des ouvrages qui servaient de lignes directrices à la société et qui aidaient à trouver des réponses aux questions difficiles.
Comme vous pouvez le constater, les conflits entre groupes ne se fondent pas sur des différences d'opinion, mais plutôt sur le contrôle. Ces différences peuvent servir d'excuse pour un conflit, mais de nombreuses personnes sont devenues tellement attachées à leurs croyances qu'elles prennent les choses au pied de la lettre, et ne reconnaissent pas les vraies raisons. Néanmoins, parce que le conflit est, au fond, lié au contrôle des ressources, les causes profondes des conflits ne sont pas politiques, mais plutôt environnementales.
Que pouvons-nous dire des « conflits environnementaux » d'aujourd'hui? Comme je l'ai déjà mentionné, les ressources constituent la cause fondamentale des conflits. Mais le visage de la guerre a changé. De nouvelles armes et stratégies rendant la guerre très meurtrière, la meilleure chose à faire est de l'éviter. Mais certaines personnes cherchent simplement à contrôler les ressources et n'hésitent pas à écraser les autres pour y parvenir.
Notre espèce compte environ 6,5 milliards d'individus. Notre insatiable besoin de ressources pour nous nourrir, nous vêtir, nous protéger et nous faire plaisir épuise les ressources de la planète. Les poissons disparaissent des océans. Les forêts s'évaporent. Les réserves de pétrole sont en déclin. Les nations du monde se battront désormais à mort pour ce qui reste. Notre industrie entière, toutes nos infrastructures et la plupart de nos transports dépendent du pétrole. Mais il faut au pétrole des millions d'années pour se former et nous en avons consommé la majeure partie au cours du siècle dernier. Les États-Unis, particulièrement menacés, en sont même venus à attaquer un pays – deux fois – pour mettre la main sur son pétrole. Certaines personnes ne seront peut-être pas d'accord avec moi, et la CIA me détesterait évidemment pour ce que je m'apprête à affirmer, mais je crois sincèrement que le pétrole est à l'origine de la guerre du Golfe de 1991 et de l'invasion de l'Iraq en 2003. Dans le cas de la guerre du Golfe, par exemple, les enjeux étaient grands. L'Iraq contrôlait déjà une grande partie des réserves pétrolières mondiales. Grâce au pétrole que ce pays obtenait du Koweït, il contrôlait un énorme pourcentage. Le Koweït avait longtemps été un allié des États-Unis et les fournissait en pétrole. Mais le contrôle exercé sur ce pays par un État iraquien hostile a fait en sorte que les États-Unis peinaient à s'alimenter. Ces derniers ont donc déclaré illégale l'invasion du Koweït par l'Iraq, obtenu l'appui de l'ONU et jeté les Iraquiens dehors. Le pétrole était la raison de ce conflit. La situation en 2003 était très similaire. Les États-Unis ont déclaré (avec raison) que Saddam Hussein était un dictateur tyrannique et qu'ils en libéreraient l'Iraq. D'accord, sauf que la population iraquienne aurait grandement préféré être secourue par un pays autre qu'un pays occidental à majorité chrétienne. Autrement dit, un autre État arabe. Mais cela ne se produira jamais, car la plupart des États arabes sont dirigés par des dictateurs tyranniques qui n'aiment pas faire tomber un des leurs, et ceux qui ne le sont pas s'en moquent. Encore une fois, la vraie raison de la présence américaine en Iraq était le pétrole que les Iraquiens ont brulé par dépit, ce qui fait que les États-Unis n'ont vraiment rien gagné. Existe-t-il une solution à ce problème? Non, à moins que tout le monde adopte une politique du « J'ai mes affaires, tu as les tiennes, laissons les choses ainsi », ce qui ne se produira jamais, car aucun pays ne possède suffisamment de ressources pour être totalement autosuffisant.
Cela soulève un autre problème intéressant. Vous souvenez-vous de ce que j'ai dit à propos des personnes les plus puissantes qui prennent le bien d'autrui pour assurer leur propre survie, privant ainsi certaines personnes des choses dont elles ont besoin pour survivre? Eh bien, croyez-le ou non, mais cela se produit toujours aujourd'hui. Peut-être pas beaucoup dans les pays occidentaux et démocratiques, mais en Afrique, en Asie centrale et en Asie du Sud-Est, il s'agit d'un vrai problème. Prenons par exemple le cas de l'Afrique.
Bien qu'elle soit considérée comme le lieu de naissance de l'humanité, l'Afrique n'a pas eu la chance de connaître les percées intellectuelles et technologiques qu'ont connues l'Europe et l'Asie. Le continent africain était demeuré tribal et primitif, et était le théâtre d'un grand nombre de guerres et de conflits de petite envergure qui éclataient au sujet du contrôle des biens. Lorsque les Européens sont arrivés, ils ont trouvé les façons de faire des Africains tellement primitives qu'ils ne les ont pas traités en égaux et les ont vendus comme esclaves, ce qui n'a pas contribué beaucoup à améliorer les relations entre ces deux groupes. Les Européens ont ensuite colonisé l'Afrique en espérant « civiliser » sa population. Malheureusement, les Africains n'ont pas apprécié être réduits en esclavage et ont renversé leurs maîtres européens. L'Afrique a repris ses anciennes habitudes. La différence? Le sida et les armes automatiques.
Aujourd'hui, l'Afrique est toujours le continent le plus pauvre. Un grand nombre de ses habitantes et habitants ont le sida ou d'autres maladies, meurent de faim, manquent d'eau potable et sont continuellement menacés, exploités et tués par leurs gouvernements. Leurs droits fondamentaux de la personne ne sont pas respectés. Pourquoi? Parce que tout l'argent et toutes les ressources sont dirigés vers les régimes totalitaires qui mènent le bal. Comme autrefois, les plus puissants assurent leur propre survie. Mais à quel prix? L'ONU a clairement indiqué que de nombreux pays africains sont coupables de violation des droits de la personne, mais rien n'est fait. Pourquoi? Parce que les dirigeants sont hostiles à quiconque menace leur survie en tant que dirigeants. Et ils attaqueraient quiconque reçoit de l'aide étrangère, et utiliseraient cette aide dans leur propre intérêt. Tenter de les en empêcher serait un acte de guerre, une chose impossible dans les politiques de l'ONU. Même lorsqu'on laisse un conflit éclater, son issue n'est généralement pas très glorieuse (Mogadishu, 1993). La seule chose que l'on obtient en luttant contre ces régimes est un bain de sang. La situation est à peu près semblable en Asie centrale et en Asie du Sud-Est.
Résoudre ce problème? C'est presque impossible. Je sais, je sais, la présente composition a pour but de trouver des moyens de protéger les droits de la personne de toute la population du monde entier, mais pouvons-nous vraiment y parvenir? Oui, nous pouvons le faire dans les pays occidentaux, nous le faisons depuis longtemps. Mais comment pouvons-nous imposer de telles choses en Afrique et dans certaines parties d'Asie où il y a une forte opposition et où toutes les stratégies jamais mises en œuvre pour tenter d'arranger les choses ont échoué? Je semble peut être défaitiste, mais je crois qu'il n'existe aucune solution. Les gens sont trop égoïstes pour céder un peu de leurs richesses pour aider les autres. Si nous ne nous détruisons pas complètement avec les armes nucléaires, nous mourrons tous de faim. Pouvez-vous honnêtement proposer une solution qui soit raisonnable et que nous puissions réellement imposer? Il me semblait bien que non.
Cette composition a été rédigée en anglais et traduite en français.
Emily R., 8e année, Mississauga
De nombreux conflits armés ont pour cause la convoitise des ressources naturelles. Pour n'en nommer que quelques exemples, il y a la convoitise du pétrole, du gaz, du bois, de l'eau, des diamants. Le sud du Nigéria et la Région des Grands Lacs d'Afrique (avec la République démocratique du Congo et l'Ouganda) sont des zones particulièrement affectées.
Tous ces conflits nous poussent à se demander si les richesses naturelles sont pour l'Afrique et le reste du monde un atout ou une malédiction. Peut–être un peu des deux. Elles fournissent aux gens l'argent nécessaire à leur bien–être et elles contribuent à la prospérité d'une nation. D'un autre côté, les conflits qu'elles engendrent sont la cause de pauvreté et de malheur.
Pour faire en sorte que les ressources naturelles deviennent un avantage à part entière, il faut mettre un terme aux conflits. Et pour mettre un terme aux conflits, il faut bien gérer les richesses environnementales, ce qui implique de la collaboration. Voilà le problème. Les querelles de nature environnementale se passent souvent dans des pays en voie de développement, et ces pays n'ont ni les moyens, ni les habiletés qui sont requis pour cela.
En tant que citoyens du Canada, nous sommes en position de remédier à ces deux difficultés. En faisant des levées de fonds, du porte–à–porte, ou même en faisant un don, nous pouvons contribuer. L'argent amassé peut servir à financer des projets durables, qui eux contribueront à l'indépendance d'une région. L'argent peut aussi servir à construire des écoles, pour que les générations prochaines soient instruites et averties. À permettre l'accès à l'eau potable pour ceux dans le besoin. À envoyer des gens pour aider ceux qui ont la vie difficile à cause des conflits, et qui peuvent assurer une autorité afin que les gens ne soient pas dégradés. L'argent permet aussi de transférer nos connaissances et nos technologies pour apprendre aux gens comment gérer leurs ressources environnementales.
L'argent est une solution, mais il n'arrive pas toujours à sa destination. Il est parfois intercepté et utilisé pour l'achat d'armes, ce qui a l'effet contraire de celui désiré. Outre l'argent, nous pouvons aussi participer au respect des droits fondamentaux de la personne indirectement. Par exemple, en n'utilisant qu'un minimum d'essence, ce qui–si assez de personnes font de même– peut faire diminuer la demande de pétrole. Ceci pourrait obliger deux groupes en conflit à travailler ensemble, ou bien faire perdre de la valeur aux champs de pétrole pour lesquels des gens se battent. Après tout, c'est pour nous le vendre que les gens se battent pour le pétrole.
Le temps qui passe n'aide rien. Les changements climatiques et la croissance de la population rendent les richesses environnementales précieuses, vu qu'elles se font de plus en plus rares. Sans aide, les querelles pour le contrôle des ressources ne s'estomperont que trop tard; il y aura déjà eu d'autres vies brisées par la violence. Les conflits font rage, et il est plus que temps que nous montrions de la compassion pour ceux qui en souffrent.